Mettant à l’honneur cette année le Mali, le salon qui a ouvert ses portes mardi soir, vous invite à assister à ses différentes activités jusqu’au 21 avril.

Inauguré par le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi et organisé par l’Onda (Office national des droits d’auteur), cet événement a été marqué par la présence de plusieurs ministres, dont celui de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, de la Communication Djamel Kaouane, mais aussi de la ministre de la Culture malienne, N’diaye Ramatoulaye Diallo, notamment. Le salon accueille pour la première fois des créateurs de pays africains et des représentants de sociétés des droits d’auteur de Tunisie, de France et du Mali, représentés à travers le Bureau malien des droits d’auteur (Bumda). Pour égayer cette soirée, la chanteuse Nawel Mbarek revisitera joliment le titre patriotique Mawtani et Chakib Bouzidi du groupe Ifrikya Spirit jouera aux côtés du célèbre musicien malien cheikh Tidienne Sekk. Après la déclaration officielle du ministre de la Culture qui saluera cette initiative en souhaitant la bienvenue à tous les invités, y compris ceux ayant participé au Congrès international des auteurs de l’audiovisuel qui s’était clôturé au courant de l’après-midi au Sofitel, Sylvie Forbin représentante de l’Ompi, installée à Genève se hissera au pupitre. Elle déclarera: «Je suis là avec vous pour vous accompagner dans cette belle démarche. Nous avons six jours d’avance, sur un moment très important à Ompi, la journée organisée depuis quelques années qui fête l’anniversaire de l’entrée en vigueur de la convention qui a créé l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle un certain 26 avril 1970. Une journée qui permet aux artistes de sentir que la propriété intellectuelle est quelque chose de très important. Je salue cette belle initiative que nous devons à l’Algérie. Dans quelques jours, nous allons célébrer donc cette journée placée sous le thème de «L’innovation et la créativité. Les femmes motrices de changements.» Aussi l’oratrice rendra hommage à quelques femmes algériennes célèbres dont Warda El Djazaïria, Assia Djebar, Ahlam Mostaghanemi, la chanteuse kabyle Djura, et de souligner: «Les droits d’auteur ce sont la protection mais aussi la valorisation. Nous oeuvrons de tout notre coeur à la valorisation de ce droit à la propriété intellectuelle, dont le monde de la création intellectuelle a si besoin. Je pense que cette conjugaison du talent et aussi de la gestion au quotidien des droits des créateurs est un mariage extrêmement réussi en Algérie. C’est un modèle que nous citons souvent comme exemple dans votre pays.» Dans une longue intervention, la ministre de la Culture malienne N’diaye Ramatoulaye Diallo a pour sa part entamé son discours en rendant hommage aux familles des victimes du 11 avril dernier. «Le Mali partage votre deuil et se joint à vos prières pour que le repos éternel soit l’ultime rétribution de l’âme des disparus»Elle rappellera le rapport de partage et de coopération qui existe entre l’Algérie et le Mali. «Le Mali fait entièrement sien les objectifs du salon de la créativité d’Alger. Pour nous, l’entrepreneuriat culturel et la créativité artistique sont la meilleure réponse, le meilleur antidote au discours fanatique et au péril de la pensée unique qui menace la survivance de l’esprit de tolérance. La tolérance de l’altérité. La tolérance de la liberté de pensée, la tolérance de la liberté de l’Autre et le respect (des valeurs culturelles et je cite mon homologue Azzedine Mihoubi qui offre le droit à la différence et le droit à la diversité. (…) Nos créateurs sont les premiers remparts contre l’obscurantisme et contre les dérives qu’il engendre. Nous avons beaucoup à apprendre de l’Algérie. Je m’autorise à dire que ce salon ouvre de nouvelles opportunités de coopération et de codéveloppement. Notre défi n’est pas tant les crises économiques et sécuritaires que nous partageons, n’est pas tant le chômage massif de nos jeunes et le drame migratoire qui en résultent et face auquel nous devons trouver des solutions urgentes ensemble. Nos pays ont toutes les ressources intellectuelles pour construire un espace économique viable. Notre défi premier c’est notre créativité collective dans la mise en oeuvre de solutions collaboratives et innovatrices et en phase avec les besoins et intérêts réciproques de nos pays.» Pour rappel, cette manifestation qui s’est donnée cette année comme lieu de déroulement le Palais de la culture Moufdi Zakaria, comprendra un programme riche et varié qui sera décliné sous différentes facettes culturelles et artistiques, entre cinéma (projections de différents films algériens), littérature (conférences) et musique (concerts) et ce, chaque soir à 17h et 19h. Le marché du salon de la créativité n’est pas en reste puisqu’un premier tour d’horizon nous a permis de constater la diversité des stands qui composent ce salon, qui revêt plutôt un cachet de «bazar» ou fourre-tout à première vue, tant des boîtes de productions cinématographiques que musicales ou de communication côtoient les stands d’expos et autres institutions officielles et vente d’artisanats. Somme toute, le salon de la créativité a élargi son panel, cette année au lieu de se spécialiser dans la musique, telle formulée l’année dernière. Ceci étant dit, la richesse du programme n’a d’égal que la diversité des talents que le public est invité à suivre jusqu’au 21 avril.



Lire l’article depuis sa source: lexpressiondz.com

Commentaires

commentaires