Les 3es Jeux africains de la jeunesse auront lieu en Algérie du 18 au 28 juillet. Quelque 3000 athlètes, représentant 54 pays, sont attendus à Alger pour faire de ce rendez-vous continental un véritable événement sportif.
L’organisation des Jeux africains de la jeunesse de 2018 a été attribuée officiellement à la ville d’Alger lors de la signature du mémorandum le 29 mai 2014 à Gaborone, où s’est déroulée la deuxième édition des JAJ. La première édition a eu lieu au Maroc en 2010. Pour la réussite de ces Jeux, le gouvernement algérien a accordé une enveloppe financière s’élevant à 70 millions de dollars.

Une coquette somme qui a fait grincer des dents puisqu’elle intervient dans une conjoncture marquée par une austérité qui a touché l’ensemble des secteurs de la société. Mais l’Algérie tenait à respecter ses engagements.

Le comité d’organisation de ces Jeux s’affaire donc à mettre en place les meilleures conditions de séjour et de compétition pour les jeunes dont l’âge varie, faut-il le rappeler, entre 15 et 18 ans. Ainsi, les infrastructures sportives retenues pour le déroulement des JAJ, tout comme les sites d’hébergement, qui risquaient de poser problème quant à leurs capacités d’accueil, seront finalement totalement prêts. Le directeur général des 3es JAJ, Halim Azzi, a tenu à lever toutes les inquiétudes pour nous dire que «l’Algérie possède une grande expérience en matière d’organisation d’événements sportifs ou autres.

De ce fait, il n’y a aucun souci à se faire sur ce plan. Il est vrai que nous avons connu quelques perturbations dans la préparation, comme il est vrai aussi que tout un chacun, dans son secteur, a pris ses responsabilités pour surmonter tous les obstacles».

Plus concrètement, il faut dire que les préparatifs des Jeux n’avançaient pas en raison d’un conflit entre l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et le président du COA. Un conflit qui a été étalé au grand jour. Aujourd’hui, les choses semblent avoir beaucoup évolué avec la nomination d’un nouveau ministre à la tête du MJS. Ce dernier est de fait le président du comité d’organisation des 3es JAJ.

Sur le plan pratique, il faut signaler que l’hébergement et la restauration des athlètes se feront au niveau des cités universitaires de Bab Ezzouar et d’El Alia, alors que les compétitions seront réparties à travers les enceintes sportives connues de la capitale, au moment où quelques-unes des disciplines, comme l’équitation ou l’aviron, seront domiciliées à Blida et Tipasa. Il est important de signaler que les disciplines comme le beach-volley, l’athlétisme, le hockey sur gazon, le rugby et le karaté sont qualificatifs pour les Jeux olympiques de la jeunesse, qui se tiendront cet été à Buenos Aires, en Argentine.

La délégation sportive algérienne, quant à elle, sera composée de 700 athlètes qui auront à concourir dans plusieurs disciplines. Les Fédérations s’attellent à sélectionner les meilleurs jeunes pour bien représenter le pays et surtout faire mieux que l’édition précédente où l’Algérie avait pris la 4e place au classement général, derrière l’Egypte, l’Afrique du Sud et le Nigeria, avec 48 médailles (15 en or, 21 en argent et 12 en bronze).

Il est à rappeler que les JAJ tirent leurs origines des Jeux de l’Acnoa, organisés dans les différentes zones de développement de l’association en 2006. «C’était une façon d’expérimenter ce concept par l’organisation de diverses rencontres sportives entre jeunes âgés de 14 à 18 ans», a indiqué l’instance africaine, relevant la «grande adhésion» de la part des sportifs, de leurs dirigeants et même des autorités étatiques de divers pays africains.

En 2010, au Maroc, ont été lancés les premiers Jeux de la jeunesse pour rapprocher davantage les jeunes athlètes du continent, les rendre plus compétitifs et accroître le nombre de disciplines sportives pratiquées. La seconde édition des JAJ s’est tenue quatre ans plus tard au Botswana.
 



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