Tiwerdella (Invraisemblances) est l’intitulé du dernier album du groupe de légende Yugurten que vient de mettre sur le marché la maison de production New Music Edition, basée à Azazga, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Tiwerdella, Amjahed usefru d uzawan (Le maquisard de la chanson), Tunzirt (L’énigme), Winna (celui…), Lebya (La pudeur) Aql-iyi deg Eezzugen (Me voici à Azazga), At-lxir (Les bienfaiteurs), D taqbaylit (La femme kabyle), Mm-umendil (Celle au foulard kabyle), Amedyaz arehwi (Le poète vanneur) sont les dix chansons qui composent cette quatrième œuvre musicale de Yugurten, qui signe ainsi son come-back artistique après Aru (1978), Tafsut N’Prague (1982) et Aîni (1998).

Dans un style sobre et simple, Mahfoud Boudjebla Smaïl Mensous, Boualem Rabia, Mustapha Lahcène et Abdellah Sahki chantent tamazight, la réappropriation de l’histoire, la femme, le foulard kabyle, les bienfaiteurs, en hommage aux médecins sans frontières et reprennent admirablement à leur façon des airs et des paroles puisés du patrimoine chantés durant la Guerre de Libération nationale, ainsi qu’un poème de Tahar Djaout.

«Nos remerciements à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de cet album que nous espérons apporter satisfaction à nos fans-à qui nous demandons pardon pour le retard-qui l’attendent depuis pas mal de temps déjà», soulignent les membres du groupe dans un message posté sur les réseaux sociaux. Yugurten, qui fait référence au roi berbère de Numidie, est connu pour sa chanson engagée et son militantisme pour l’identité berbère dès les années 1970. Durant le Printemps berbère d’Avril 80, les membres de la troupe ont été arrêtés et emprisonnés.

Leur premier album est sorti en 1975 sous forme de cassette et disque 33 tours. C’est le chanteur et compositeur Cherif Kheddam qui se charge de remettre la bobine (bande magnétique) à une maison de disques sise à Paris. Ce fut le début d’une carrière artistique riche en événements.



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