Les pouvoirs publics ont opté pour une nouvelle mécanique qui consiste à «faire impliquer et à se concerter avec les opérateurs économiques concernés dans toute négociation de libéralisation de notre commerce».
Dans la perspective de l’adhésion de l’Algérie à la Zone africaine de libre-échange continentale (ZLEC), le ministère du Commerce compte lancer une série de rencontres de concertation avec les opérateurs économiques nationaux organisés en filières.

C’est ce que nous a annoncé, hier à Alger, le directeur général du Commerce extérieur et négociateur en chef de la Zlec, Saïd Djellab, en marge de la journée d’information organisée au siège de l’Algex. Selon lui, les pouvoirs publics ont opté pour une nouvelle mécanique qui consiste à «faire impliquer et à se concerter avec les opérateurs économiques concernés dans toute négociation de libéralisation de notre commerce».

Ce mécanisme, précise-t-il, «nous permettra de fixer la liste des produits à libéraliser et ceux que nous allons demander à libéraliser pour se placer sur le marché africain. Ce n’est qu’à ce moment qu’on pourra entamer les négociations avec des scénarios bien précis».

Quant au risque de voir l’adhésion à cette nouvelle zone de libre-échange échouer, comme cela a été le cas pour la zone de libre-échange arabe, le négociateur en chef de la Zlec a indiqué que «ce nouveau mécanisme de concertation est en mesure d’assurer à cette adhésion toutes les chances de réussite», pour peu que nos opérateurs économiques «soient plus agressifs, dans un espace économique très concurrentiel».

Pour lui, l’Algérie est un pays africain leader du processus d’unification et d’intégration dans le continent et «l’économique doit être au diapason du politique». Pour le président de l’unité de gestion et de suivi des négociations de la Zlec au sein du ministère des Affaires étrangères, Merzak Belhimeur, l’objectif recherché à travers la création de cette zone consiste, notamment, à promouvoir les échanges interrégionaux et accélérer l’intégration du marché africain.

Selon lui, les échanges interafricains ne représentent, actuellement, que 10% de l’ensemble des échanges commerciaux internationaux, d’où l’intérêt pour notre pays d’aller à la recherche de niches en mesure d’accueillir des produits et des services algériens.

Pour l’heure, les négociations de «cadrage» se poursuivent, mais la plus importante étape sera celle des négociations bilatérales devant définir les marchandises et les services non concernés par la libéralisation. Rappelons que Le sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), prévu le 21 mars à Kigali, devra adopter le lancement officiel de la Zone de libre-échange continentale impliquant de profonds engagements en matière de libéralisation des échanges commerciaux entre 55 pays du continent.

Cette zone comprend officiellement le marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa), la communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la communauté de développement d’Afrique australe (SADC), avec la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’Union du Maghreb arabe et la Communauté des Etats sahélo-sahariens.



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