Abdelghani Taïbi est venu très tôt à la peinture. Dès ses débuts, il s’est illustré en remportant en 1995 le premier prix lors d’un Salon organisé par la wilaya d’Oum El Bouaghi. Comment est-il venu à la peinture ?, lui avons-nous demandé «J’ai appris le dessin dès l’école primaire et j’ai développé mon don grâce à notre professeur de collège. Je dois beaucoup à Rachid Belmechri, qui m’a appris les rudiments de la peinture», nous a-t-il confié.

Après ses études, il s’est inscrit à l’Ecole des beaux-arts de Batna, où il a suivi un cursus en études artistiques appliquées. C’est pendant une exposition collective dans le hall de la salle An Nasr que nous avons pris contact avec l’artiste. Une casquette noire vissée sur le crâne, portant une barbe bien soignée, Abdelghani reçoit les visiteurs avec le sourire derrière ses lunettes noires, en vrai intellectuel qu’il est. «Avant d’entrer à l’Ecole des beaux-arts, je n’appréciais pas beaucoup la peinture de Picasso. En réalité, je n’y comprenais rien. Plutôt, j’avais une inclination ou un penchant pour le classicisme. Plus tard, j’ai découvert la portée philosophique et picturale des œuvres de l’auteur de la célèbre toile de Guernica», révèle-t-il.

Taïbi, qui avait d’autres cordes à son arc, s’est inscrit à l’université pour l’obtention d’un Master de littérature comparée. «Je m’intéresse à l’intersémiotique pour faire un lien entre la littérature et l’art plastique. Mon thème de prédilection est la comparaison entre l’œuvre de Diderot et la peinture de Picasso», poursuit-il.

En outre, Ghani, pour les intimes, s’intéresse de près à la scénographie. Il y a deux ans, il a rejoint le Théâtre régional pour s’initier à la scénographie. «C’est un art très proche de ce que je fais. Je dois beaucoup au scénographe Abderrazak Zaâboub, qui connaît tous les arcanes de cet art et notamment l’art dramatique. Lui-même est artiste-peintre». Taïbi participe de temps à autre aux Salons de peinture pour se frotter aux autres artistes. Il a exposé ses peintures aux Festivals de Tlemcen, d’Alger, d’Oum El Bouaghi, de Skikda et d’autres villes du pays.

D’ailleurs, il s’est vu attribuer le premier prix au Festival national des jeunes à Skikda en 2017.

Ses tableaux ont pour titre «La biomécanique de la société», «La résurrection», et «Ethas» en hommage à Mohammed Did. Sa peinture est toute tournée vers le symbolisme et le surréalisme, genres dans lesquels il excelle. Ghani, qui a beaucoup de projets en tête, ne compte pas s’arrêter là, mais entend poursuivre son bonhomme de chemin. Ce qui nous pousse à lui souhaiter de grands succès dans son art.



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