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C’est fini. Le rêve est bel et bien enterré. L’Algérie sera absente à la phase finale de la Coupe du Monde de 2018. Une élimination en toute logique et d’humiliante. Les Algériens étaient vraiment transparents, fébriles, médiocres sur tous les plans. Face à une équipe loin d’être un foudre de guerre, mais au moral d’acier, notre EN a montré des limites et des insuffisances criardes sur tous les plans.Aucun jeu collectif digne de ce nom, aucune construction, un manque d’inspiration même pour les « stars « , qui s’usaient dans des approximations et des dribbles douteux. Au sein de l’axe central, c’est le chaos et la désorganisation.
Aucun équilibre, aucune harmonie. La relance et l’occupation des espaces au milieu du terrain étaient lentes et insipides, parfois inexistantes. A l’avant, la ligne d’attaque souffrait d’isolement et se montrait incertaine.
Partout, on voyait bien que cette équipe, remaniée quelque peu, n’avait pas appris les leçons nigériane et camerounaise. On misait sur le mental des professionnels, sur l’équilibre entre les lignes et l’expérience africaine des vieux briscards. Peine perdue. Le constat est amer, douloureux. Cette EN ne rappelle ni celle de 2014 où elle a brillé de mille feux à la Coupe du Monde au Brésil, ni encore celle qui provoqua des joies nationales en 2010.
L’harmonie faisait défaut et il apparaît bien que cette équipe nationale truffée de « noms » et « d’étoiles », n’était qu’une pâle copie des précédentes.
Pourtant, si la première mi-temps était une catastrophe, avec deux buts heureux de Mwila (5e et 32e minutes) et un tir sur le poteau à la quatrième minute, la seconde allait donner quelques espoirs. Une réaction était attendue de la part des Algériens. Une réduction du scores’est opérée grâce à un but splendide de Brahimi à un moment psychologique du match.
Mais même l’exclusion d’un joueur zambien n’a pas vraiment été d’un grand secours pour cette EN, complètement désorganisée et au jeu haché ; et les changements opérés par le coach ont été un fiasco total. Il n’y a eu ni domination, ni emprise, ni pression sur les Zambiens pour les acculer dans leur zone et les pousser à la faute.
De précipitation au jeu décousu, les Algériens vont encore céder, comme des débutants, face aux coups de boutoir de jeunes zambiens, visiblement bien préparés psychologiquement et physiquement.
A la 88e minute, Mweppu fait le break et M’bolhi ne peut rien contre sa frappe puissante. C’en était fini. Le prochain match prévu à Constantine ce mercredi seraune formalité. Une fête gâchée et le staff devra sérieusement se préparer à relancer le chantier de reconstruction d’un team pour les prochaines échéances. Même si le cœur n’y est plus.
Mais, il était bien clair que l’ambiance générale au sein de notre onze était morose, terne et même glaciale. L’épisode du médiocre feuilleton Mahrez aura été un signe palpable.
Alors que l’Algérie était mobilisée pour gagner ce match et entretenir l’espoir, le meilleur joueur actuellement fait faux bond et quitte ses coéquipiers en plein stage, à la veille de ce rendez vous crucial.
Pour certains spécialistes, c’est un comportement irresponsable de la part de Mahrez qui rêvait d’un grand club européen, mais finalement, il devra patienter jusqu’au mercato d’hiver avant de quitter son Leicester.
Ce club aura bien le droit de demander des explications à la FAF sur cette autorisation accordée à son joueur censé prendre le vol pour Lusaka. Mais ceci est une autre paire de manches, qui concerne directement la gestion nouvelle des affaires des Verts sous le règne de Zetchi.



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