Alors qu’on observe une relative baisse de la tension autour de l’affaire de l’attaque chimique présumée en Syrie, un attentat a fait 25 morts, jeudi dernier, à Baghdad.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé hier que les tensions déclenchées entre les Etats-Unis et la Russie après une attaque chimique présumée en Syrie «semblent s’apaiser».»Nous avons souhaité et souhaitons que les Etats-Unis, la Russie et toutes les forces de la coalition fassent preuve de sensibilité, et actuellement, (…) le climat semble s’apaiser un peu», a déclaré M. Erdogan, s’adressant à la presse après la prière du vendredi. «Nos entretiens se poursuivent», a-t-il néanmoins ajouté.
Le chef de l’Etat turc s’est entretenu ces derniers jours avec ses homologues russe, Vladimir Poutine, et américain, Donald Trump, alors que les tensions entre Washington et Moscou ont atteint de nouveaux sommets après des menaces de frappes américaines imminentes en Syrie. La Turquie est alliée aux Etats-Unis au sein de l’Otan et coopère étroitement avec la Russie sur le dossier syrien, bien qu’Ankara soutienne les rebelles et Moscou le régime de Damas. Plus de 40 personnes auraient été tuées samedi dernier dans une attaque chimique présumée contre la ville rebelle de Douma, dans la Ghouta orientale, selon les Casques Blancs et l’ONG médicale Syrian American Medical Society.
Cette attaque a provoqué un tollé international, plusieurs pays occidentaux accusant le régime syrien, qui nie fermement l’usage d’armes chimiques. M. Erdogan, qui s’était dit préoccupé jeudi par le «bras de fer» engagé en Syrie par les grandes puissances internationales, a ajouté avoir signalé à ses homologues qu’il n’est «pas juste» de faire monter les tensions. Il a répété à plusieurs reprises ces derniers jours que l’usage d’armes chimiques ne pouvait rester impuni, mais souligné hier l’importance de ne pas ignorer pour autant les attaques faites avec des armes conventionnelles. En effet, vingt-cinq personnes ont été tuées et 18 autres blessées jeudi, à Baghdad, dans un attentat à la bombe au passage d’un cortège funéraire, selon un nouveau bilan de sources policières et médicales.
Un précédent bilan faisait état de 16 morts et de nombreux blessés dans un état grave. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier dans le pays depuis une double attaque suicide ayant fait 31 morts à Baghdad le 16 janvier. «Deux bombes ont explosé au moment où le cortège funéraire entrait dans le cimetière» du village d’Asdira, a expliqué Salaheddine Shaalane, le maire de cette localité située au sud d’Ach-Charqat, l’un des derniers bastions repris au groupe terroriste autoproclamé «Etat islamique» (EI/Daech) dans le nord du pays. Il s’agissait de funérailles de cinq combattants du «Hachd al-Chaabi» tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans ce même village, situé à environ 250 km au nord de Baghdad. Les unités paramilitaires du Hachd ont joué un rôle dans la lutte contre l’EI comme supplétives des forces irakiennes.



Lire l’article depuis sa source: lexpressiondz.com

Commentaires

commentaires