C’est toujours un plaisir de le rencontrer et surtout de discuter avec lui. Cela s’est passé hier avec Abdelkader Guerroudj, 88 ans, ancien condamné à mort.
L’occasion était propice de lui poser quelques questions liées à l’actualité brûlante, auxquelles, il a répondu avec sa franchise habituelle. Langage franc et direct, dénué de métaphore et d’allusion. A la fin de l’entretien, il nous a priés de faire publier ce communiqué (ci-contre) qu’il avait déjà préparé. Avant d’entamer l’entretien, M. Guerroudj a eu une pensée pour les victimes du crash de Boufarik. «Nous sommes encore en deuil à cause du terrible accident de l’avion de notre Armée nationale populaire. Je compatis avec douleur au deuil de toutes les familles victimes de cet accident.»

– Que vous inspire la situation actuelle du pays, avec une libération économique débridée et une navigation à vue ?

Ma réponse est que nous sommes en danger, de plus en plus et depuis longtemps. Les forces vives qui devaient être à l’avant-garde, pour la défense des intérêts réels de notre pays, ont petit à petit été habituées à se taire et elles ont tort, parce qu’elles ne mériteraient pas alors leur titre d’avant-garde. Si elles ne sont pas capables de dépasser leurs divergences, notre pays ira à la ruine. Et c’est le peuple qui en supportera les conséquences les plus graves.

– Vous avez interpellé le pouvoir, mais sans résultat. Que suscite chez vous cet «autisme» ?

Comment expliquer que ma demande faite au ministre de la Justice pour avoir des renseignements précis et officiels sur le parcours de M. Djamel Ould Abbès est restée lettre morte ?

Si la non-réponse devait signifier le mépris, cela serait trop grave. Moi, j’ai toujours été habitué au combat et pas au désespoir. C’est pour cela que si à mon âge, je ne peux plus agir, je  peux au moins crier, c’est ce que je fais.

J’ai encore sous pli fermé la lettre qui n’a pas pu être donnée à notre Président et à travers laquelle, je lui ai déconseillé affectueusement de cesser de courir après le pouvoir et le peuple algérien lui en aurait été reconnaissant. Ne serait-ce qu’en raison de son âge et de son handicap.

– Le FLN n’est plus ce qu’il était.  Si vous deviez faire une comparaison ?

Aucune comparaison, possible entre ke FLN de Ben M’hidi, de Abane et de Boudiaf et celui insultant de Ould Abbès.



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