Le Maroc a-t-il une chance d’organiser la Coupe du monde 2026 ? La réponse sera fournie en juin prochain, quelques heures avant le coup d’envoi de la Coupe du monde Russie 2018.
A priori, la 3e tentative du Maroc pour abriter le grand-rendez-vous planétaire du football va connaître le même sort que lui ont réservé Joao Havelange et Joseph Sepp Blatter, ex-présidents de la FIFA.

Leur successeur Gianni Infantino semble sur la même ligne. Il a procédé au changement de quelques critères de sélection des dossiers de candidature à deux jours du dernier délai de dépôt des dossiers.

Le Maroc, par le biais du président de sa fédération de football, Fouzi Lekjaa, a vivement réagi à cette décision de modification du système de notation (scoring system) qui à l’évidence a pour objectif d’écarter la candidature du Maroc au profit de celle des Etats-Unis-Canada-Mexique.

La FIFA impose que chaque ville hôte doit compter au moins 250 000 habitants. Les villes marocaines choisies pour abriter les matchs de Coupe du monde répondent toutes à ce critère. Mais la Fédération marocaine s’insurge contre l’introduction de ce point qui ne figurait pas dans le cahier des charges initial.

Le second point introduit est celui qui fait obligation à chaque ville hôte de posséder une capacité aéroportuaire minimale de 60 millions de passagers/an. Le troisième point est que la distance maximale entre l’aéroport et la ville ne doit pas dépasser les 90 minutes. Une commission d’évaluation de la FIFA va se rendre au Maroc dans les tout prochains jours pour procéder à une évaluation du dossier Maroc 2026. Elle dispose du pouvoir d’écarter toute candidature qu’elle juge non conforme au cahier des charges.

Le Maroc a toutes les raisons de penser que par cette manœuvre, la FIFA cherche à l’écarter de la course à l’organisation de la Coupe du monde 2026.  En fait, la FIFA a déjà choisi qui organisera la Coupe du monde 2026… et depuis longtemps. La candidature conjointe Etats-Unis-Canada-Mexique bénéficie des faveurs de la FIFA. Cette dernière a accordé les droits de retransmission de la Coupe du monde 2026 à un tarif qui défie toute logique.

Tout simplement pour gagner la sympathie des Américains très fâchés contre la FIFA après le vote pour la Coupe du monde 2022. La FIFA étant une institution qui brasse des milliards de dollars et qui fait de la politique, contrairement à ce que stipulent ses statuts, elle ne perd jamais le nord lorsqu’il s’agit de business.

Les grands networks américains ont déboursé plus de 1,5 milliard de dollars pour l’acquisition des droits de retransmission des Coupes du monde 2018-2022. Les Etats-Unis sont le premier client de la FIFA en matière d’achat des droits de retransmission et de publicité qui représente plus de 90°/° des ressources qui font tourner la «grande maison de verre».

Sauf miracle, fort improbable, la Coupe du monde 2026 aura lieu aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, laisse peu d’espoir au Maroc et au continent africain d’abriter une seconde fois un tel événement. Il ne veut pas entendre parler de rotation et compte, selon ses proches, faire revenir la Coupe du monde 2030 sur le vieux continent avant de quitter la FIFA.
 



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