Sevrés de spectacle depuis un bon bout de temps, des dizaines de familles et de couples de tous horizons, assistent fidèlement chaque soirée aux superbes spectacles produits par de talentueux artistes locaux, en application de l’alléchant spectacle concocté par la commission technique présidée par l’artiste peintre Mohamed Bakli avec comme commissaire artistique le célèbre membre du groupe Otchiden, Djamel Debbache, plus connu sous son nom d’artiste de Djamel Isly. Depuis son ouverture, jeudi, la 7ème édition du festival culturel local des chants et musiques du M’zab, parfaitement réussie tant sur le plan de la qualité des artistes que technique, draine un public nombreux, de 7 à 77 ans, répondant en symbiose aux couplets de certaines chansons bien connues.

II faut dire aussi que les organisateurs ont bien fait les choses en montant un programme de spectacles répondant à tous les gouts, allant du Châabi, au Gnaoui, au Chaoui , au Constantinois du terroir ainsi que du Rap et de la Street Dance et ce dans toutes les langues algériennes, le Mozabite, le Chaoui , l’Arabe et le Targui . La superbe salle de cinéma M’zab, de Ghardaïa, magnifique œuvre du célèbre architecte Fernand Pouillon, fait salle comble .C’est dire tout l’intérêt accordé au choix des artistes et des productions présentées. Ainsi se sont succédés sur scène, ces deux derniers jours, Zoheïr Zaïdi, Aïssa Baba Aâmi et Tchombé qui ont régalés l’auditoire de chansons Châabi en arabe et en mozabite.

Toutes les chansons rendent hommage aux parents et insistent sur la fraternité et la convivialité entre toutes les composantes de la société algérienne. Le fils Zekri, qui tient tout de son illustre père, a régalé l’assistance de chansons bédouis et malouf au son du t’bal et de la zorna. De toutes parts fusaient des youyous et des applaudissements tant le public, emporté par les superbes mélodies et chansons du terroir, semblait totalement en transe.  Les jeunes, férus, de dance et de rap, n’ont pas été en reste. Ils ont en eus à satiété avec les superbes prestations à la limite de la chorégraphie de la part du groupe Imekraz Iouaghlène qui se sont donnés à cœur joie sur le plancher de la scène , suivi du célèbre groupe local de Rap , Borkano qui a mis « le feu » à la salle .

Des dizaines de jeunes qui répétaient les paroles avec les chanteurs ont envahis les allées et le devant de la scène en gesticulant joyeusement, créant une atmosphère de joie et de chaleur humaine. À signaler que bien que dans la salle pleine à craquer, il n’y avait pas un seul policier, du moins pas en tenue, aucun incident ni dépassement n’a été relevé. Les jeunes et les moins jeunes ont donnés une véritable leçon de savoir vivre et de respect mutuel. À la sortie de la salle, nous avons même remarqué que les jeunes se sont pratiquement tous retenus au fond, laissant d’abord le soin aux familles de sortir les premières. C’est cela le respect, c’est cela le savoir vivre et le savoir être. Les jeunes sont à féliciter et aux responsables de multiplier ce genre de festivités. Il n’y a que la culture et l’art qui peuvent développer une jeunesse. Leur message est si simple : Laissez nous vivre ….». Ce n’est pas si compliqué que cela.
 



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