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Les premiers rapports de l’administration Trump sur l’Algérie semblent positifs ; ils tranchent même avec l’hostilité affichée par les politiques français en cette campagne présidentielle chaotique. Si ces derniers sont d’une malveillance et d’une mauvaise foi blessantes qui frisent le ridicule, les rapports du Département d’Etat américain augurent d’une éclaircie durable dans le ciel des relations algéro-américaines.
En effet, au moins deux rapports du Département d’Etat américain louent les efforts de l’Algérie en matière de réformes politiques ainsi que dans l’action diplomatique du gouvernement algérien. La nouvelle administration américaine ne semble pas avoir de préjugés défavorables quant à l’Algérie.
Ainsi, l’Algérie accumule les bons points en matière de réformes politiques ; en témoignent la révision de la Constitution en 2016 et la création de la haute instance de surveillance des élections. Une pérennité des institutions qui fait défaut dans plusieurs pays voisins et de la région, ainsi que l’amélioration des indices de gouvernance politique et de la gestion des questions « problématiques » à l’instar du respect de l’intégrité des personnes, des libertés civiles, des conditions d’incarcération des détenus et de la prise en charge des réfugiés. Autant de points positifs qui confirment les avancées enregistrées ces dernières années.
Cette appréciation positive confirme la teneur d’une fiche d’information établie fin janvier par l’administration Trump et concernant l’Algérie. D’ailleurs, Alger est qualifié de « partenaire capable » qui entretient une « forte coopération en matière de diplomatie, de maintien de l’ordre et de sécurité » avec Washington.
C’est cette convergence de vues sur les questions sécuritaires, tant régionales qu’au niveau international, qui rend l’Algérie un partenaire incontournable, stable et fiable pour la nouvelle administration américaine qui a vite fait de blacklister sept pays arabo-musulmans, au grand dam de l’opinion publique américaine et internationale. La fiche insiste sur le fait que l’Algérie est restée « relativement stable malgré les remous dans les pays voisins, et joue un rôle constructif dans la promotion de la stabilité régionale ». Sur ce point, ce ne sont pas les dossiers brûlants qui manquent ; Libye, Mali, Syrie et Sahara occidental entre autre, sont au cœur de l’agenda diplomatique de l’Algérie
Les Américains ont d’ailleurs rappelé, dans cette fiche d’information, le dialogue stratégique établi entre les deux pays lors de la rencontre entre Ramtane Lamamra et John Kerry en avril 2015. En témoignent les visites de hauts officiels militaires américains à Alger et la tenue à Washington d’un dialogue militaireen juillet 2016.
Cette proximité stratégique se traduit également par l’assistance américaine dans le renforcement de la capacité de l’Algérie « à combattre le terrorisme et les crimes, à soutenir la construction d’institutions stables qui contribuent à la sécurité et à la stabilité de la région, et à soutenir la société civile algérienne ». Cette assistance « soutient le combat actuel de l’Algérie contre Daech, Aqmi et d’autres acteurs hostiles dans la région ». Pour preuve, les récentes victoires de l’Armée nationale populaire contre les poches terroristes à Adrar, Bouira et Tizi-Ouzou.
La nomination d’un ancien magnat du pétrole, Rex Tillerson, à la tête du Département d’Etat augure de beaux jours dans les relations algéro-américaines. L’ancien PDG d’Exxon Mobile connaît bien l’Algérie, puissance gazière en Afrique du Nord. Tout porte à croire que ces rapports américains positifs ne seront pas les derniers, ce qui ne manquera pas de faire jaser des esprits mal tournés du côté de l’Hexagone.



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