Je suis un célèbre animateur de télévision de l’émission «Questions pour un champion». Je suis…Je suis…Julien Lepers ! Et je suis à Alger pour animer le Grand Quizz de la francophonie à El Mougar.
Entretien réalisé par K. Smail

 

Vous êtes adopté par les téléspectateurs algériens. On vous aborde familièrement dans les rues d’Alger…

Je suis heureux de revenir. Je suis content d’être là.  Ma récente visite, c’était lors du Salon international du livre d’Alger (SILA). C’est mon troisième voyage. Je vous signale que Marseille est à trois quarts d’heure d’avion. On est à côté (rires).

J’aime l’Algérie. J’anime le Grand Quizz de la francophonie. C’est un quizz questions-réponses. «Questions pour un champion», on n’en parle plus.

D’ailleurs, je tiens à remercier l’ambassadeur de France en Algérie, M. Xavier Driencourt, pour m’avoir convié au Printemps francophone et gastronomique «Goût (good) de  France, ainsi que Grégor Trumel, conseiller de la coopération et de l’action culturelle et directeur de l’Institut français d’Algérie…Ce sera un quizz convivial, bienveillant  et  amusant.

Vous avez animé le Grand Quizz de la francophonie à la salle El Mougar, dans le cadre de la 4e édition du Printemps francophone et gastronomique baptisé «Goût (good) de  France», du 17 au 25 mars 2018,  à travers  ses  cinq Instituts français en Algérie…

Oui, effectivement. Le Grand Quiz de la francophonie a vu la participation de 600 personnes, toute la salle El Mougar. Les 16 meilleurs  ont été sélectionnés et scindés en 4 groupes de quatre qui sont montés sur scène. Dont il a émané 4 finalistes. Et il n’en est resté qu’un ou une.

Tout est possible. Le champion ou la championne de la francophonie. N’oublions pas le féminin. En ce moment…les lauréates et les lauréats ont reçu des cadeaux conséquents. Les questions du quizz ont porté sur la culture générale, l’histoire, la géographie, la gastronomie de l’Algérie, le sport,  les arts,  la musique, notamment le  raï.  Et cela, durant 1h30.

Sous le signe de l’amitié algéro-française…

Oui, absolument. Les gens étaient contents de me voir. L’Algérie m’a beaucoup suivi. Durant les 28 ans de «Questions pour un champion». L’émission française la plus regardée dans le monde grâce à TV5 Monde. J’insiste pour que vous le notiez, ici. (rires). Les quizz, j’en fais beaucoup à travers le monde. Questions-réponses animées par Julien Lepers. Je ne parle pas de Questions pour un champion. On n’en parle plus.  

On tourne la page…

Oui. Et là on tourne la page. On fait autre chose.  

A force de poser des questions et de connaître les réponses, vous êtes incollable…

Non, pas du tout. Je n’ai pas beaucoup de mémoire. J’en ai plus que quelques uns, évidemment (rires).  Mais je ne peux pas tout retenir.  

Et la francophonie, un partage, un échange…

Je suis très ouvert à la francophonie. J’aime beaucoup la langue française. Elle est tellement riche. Nous ne pouvons pas la posséder, nous Français, tellement elle est difficile et belle. J’ai  écrit un livre intitulé les Fautes de français.

Plus jamais «j’habite Alger». Et  non pas, «j’habite à Alger ou Paris». Moi, j’habite Paris. Et je faisais cette erreur. Et je le faisais pendant 20 ans, vous voyez. Et au bout je recevais un courrier fou. Les gens, les professeurs de français déploraient:

«Mais non pas vous Monsieur Lepers. Vous qui êtes un exemple à la Télévision. Ne faites pas des fautes aussi élémentaires que cela…».

Je lis les lettres.

Je constate comment est perçu le jeu «Questions pour un champion». Comment est-il reçu ? Qu’est-ce qu’il faudrait que je modifie, que je garde et que j’amplifie ? La langue française est magnifique. La francophonie, pour moi, c’est l’avenir. C’est très important.

Je pense que dans les  vingt ans à venir, grâce à l’Afrique,  les chiffres sont formels, il y aura de plus en plus de locuteurs francophones. Et celui qui m’a fait vraiment aimer la francophonie, c’est Abdou Diouf, l’ex-président du Sénégal.

Un homme politique remarquable, d’une grande ouverture d’esprit et de tolérance. Il a été secrétaire général de la francophonie. Il venait toujours sur le plateau  des «Spéciales Questions pour un champion» pour remettre des récompenses aux gagnants.

Et il m’a invité à quatre sommets de la francophone.  Où  42  chefs  d’Etat  étaient présents. Oui, j’aime la francophonie, vecteur de diversité,  d’ouverture,  de tolérance, d’enrichissement…Tout  cela,  pour  moi, ce sont des mots qui veulent dire quelque chose.

Vous  adorez  aussi  la musique, cette  passion première. Vous  avez composé des tubes,  notamment Pour le plaisir, pour Herbert Léonard (1981) et  Amoureux fous, pour Julie Pietri (1983)…

Pour le plaisir, pour Herbert Léonard…Il y longtemps.  Pour le plaisir, oui, c’est vrai, c’était un succès. Trois millions de disques vendus. A l’époque où vous vendiez du disque. Il y eut aussi des succès avec Sylvie Vartan, Sheila…

Je me demande si je ne vais pas reprendre la musique. Ne serait-ce que pour mon plaisir. Composer pour les autres. Concevoir des projets orchestraux, des instrumentaux…

Justement vous n’êtes pas inactif. Des projets plein la tête…

Je viens de lancer une application B1-Bethewone. La seule application permettant  de  jouer  24h/24, 7jours sur 7 en direct contre des milliers d’autres joueurs sur des questions de culture générale et de gagner du cash. Soit  900 compétiteurs par jour (https://bethewone.com).

Bethewone, c’est du délire, et ça décolle.  Contrairement à ce qu’on croit, je m’intéresse beaucoup à l’économie. Mon journal de chevet, c’est les Echos. Je suis aussi l’égérie de plusieurs marques.

S’il y a des marques algériennes, je pense à  Cévital, qui aurait besoin de l’image, un porte-drapeau, de quelqu’un comme moi pour se lancer sur le marché international,  je serais heureux d’y contribuer.

Travaillons ensemble, serrons-nous la main…



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