La contrefaçon ne s’essouffle pas. Elle continue à générer des conséquences non seulement économiques mais aussi et surtout sociales (image, réputation, perte d’opportunité, perte de compétitivité des systèmes productifs, destruction d’emplois, atteinte à la sécurité des consommateurs).
Dans ce contexte, ce fléau sera au centre des débats lors des 4es Journées marque et contrefaçon, qu’organise annuellement RH International communication. La participation active des ministères de l’Industrie et des Mines, du Commerce et des Finances et des organismes publics, associations de consommateurs, experts nationaux et internationaux démontre l’intérêt accordé à la lutte contre ce fléau. Il s’agira d’analyser les circuits de productions contrefaisantes (production et distribution) et comprendre l’organisation géographique de cette chaîne de valeur.

En Algérie, les dernières statistiques des Douanes signalent que près de 225 000 articles de sport ont été saisis ainsi que des pièces détachées. 80% des produits importés sont contrefaits. Pièces de rechange, électroménager, textile et médicaments, aucun produit n’échappe à ces activités frauduleuses. L’absence de moyens de contrôle efficaces laisse le consommateur sans défense. Pouvoirs publics, organisations internationales, entreprises, associations n’ont de cesse de le marteler : la contrefaçon est devenue un phénomène mondial aux conséquences économiques et sociales graves.

Si de nombreuses statistiques circulent, peu d’entre elles, mis à part les saisies douanières, permettent de mesurer avec précision et fiabilité cette activité, par définition clandestine et souterraine, puisqu’illégale. Acheter de la contrefaçon n’est pas sans risques, car les produits échappent à toute norme de sécurité et aux contrôles qualité normalement imposés sur les produits provenant des circuits de distributions légaux.

Mais la face cachée de la contrefaçon ne s’arrête pas là ! Acheter de l’imitation, c’est non seulement porter atteinte à l’économie nationale (détruisant des entreprises en minimisant leurs profits, décourageant entre autres l’innovation et le développement et donc moins d’emplois), mais également contribuer à financer des réseaux mafieux et criminels devenant ainsi un vecteur nocif pour le travail et l’immigration clandestine, sans parler des poursuites judiciaires que peut encourir non seulement le producteur mais aussi l’acheteur.

De fausses lunettes de soleil peuvent abîmer les yeux et des faux produits cosmétiques exposent la peau à des maladies, comme le cancer. Le risque se cache parfois derrière d’autres objets à l’aspect inoffensif comme des vêtements. La majorité des lampes commercialisées localement ne sont pas conformes aux normes internationales, ce qui expose la santé du citoyen au danger, notamment lors de leur utilisation à domicile, selon les résultats d’une étude expérimentale effectuée par l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (Apoce) en collaboration avec un laboratoire de contrôle de la qualité.

L’étude basée sur des échantillons de huit marques commerciales (6 importées et 2 locales) vendus sur le marché local a montré que ces produits ne sont pas conformes aux normes internationales, à l’exception des deux marques locales. Les lampes non conformes peuvent causer des insomnies, des troubles psychologiques, provoquer des lésions graves de la vision et même entraîner des maladies cutanées, comme le cancer de la peau.
 



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