Les perspectives de l’Algérie en matière de développement des énergies renouvelables ont été reléguées au second plan, du moins dans le discours et au cours des conférences organisées au sein de la manifestation du Napec, qui se tient, pour sa 8e édition, à Oran.
Ce sont les questions de gaz de schiste et d’énergies fossiles qui tiennent en haleine les participants depuis l’ouverture de l’événement qui se clôturera demain à Oran, et autour desquelles s’articulent les discours officiels et les offres des entreprises présentes dans un but commercial à l’événement.

Si les acteurs industriels de la filière photovoltaïque, notamment, sont bien présents au Salon d’exposition du Napec et exposent des projets bien avancés en la matière, telle que l’entreprise Zergoun Green Energy (ZGE) qui lancera bientôt une usine de panneaux photovoltaïques d’une capacité annuelle de 160 MW, dans la wilaya de Ouargla, les débats sont rarement orientés vers le thème du renouvelable et de la transition énergétique.

Cette mise entre parenthèses est liée certainement au changement de tutelle du secteur, qui est désormais écartelé entre celui de l’environnement et de l’énergie. Un changement qui dilue les responsabilités et disperse les compétences et les énergies.
Alors que le fameux projet de 4000 MW avaient tenu en haleine les participants à la 7e édition du Napec, organisée en 2017 à Oran, l’intérêt des adhérents cette année est surtout capté par les potentialités du secteur du pétrole et gaz, dans sa version conventionnelle et non conventionnelle, et les techniques et procédés de forage.

Le ministre de l’Energie avait donné le ton dès le premier jour, en axant son intervention d’ouverture sur le non-conventionnel et les hydrocarbures conventionnels. Le premier responsable du secteur a certes souligné que l’amendement de la loi sur les hydrocarbures en cours actuellement «est dicté par l’impératif de la sécurité et de la transition énergétique» et que le modèle à venir «doit tenir compte de la problématique de l’efficacité énergétique et les mutations imposées par les énergies renouvelables», mais la majorité de l’intervention a été consacrée aux hydrocarbures et au développement de la prospection du schiste et de l’amélioration des rendements des hydrocarbures sous toutes leurs formes en attirant des investissements étrangers notamment.



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