Imene Bensitouah est une jeune auteure dotée d’une volonté inflexible et d’une motivation inouïes. Elle a édité, en France, un recueil de poésie intitulé Un esprit loup me hante. Elle vient aussi d’en terminer un autre sous le nom Funérailles des tourments .

Elle a également plusieurs publications en chantier, comme le recueil de nouvelles qui sera, nous a-t-elle confié, disponible prochainement sur les étals l Elle écrit pour libérer, a-t-elle ajouté, un cri venant des profondeurs de l’âme.
Peut-on connaître un peu plus Imène Bensitouah ?

Je suis une jeune auteure algérienne. Je suis née et ai grandi dans un village rural de la Kabylie, Tellys, à Chabet El Ameur, dans la wilaya de Boumerdès.

Après l’obtention de mon baccalauréat en lettres et philosophie, j’ai suivi mes études universitaires en langue et littérature française à l’université d’Alger. Actuellement, je vis et travaille à Istanbul, en Turquie, en tant qu’enseignante de langue et littérature française.

Pouvez-vous nous parler de vos premiers pas dans le domaine de la poésie ?

Quelqu’un a dit : «On naît poète, il faut ensuite le devenir.» C’est exactement vrai. Il s’agit d’avoir un esprit poétique et un don qu’on doit cultiver pour qu’il donne ses fruits. Et moi, j’ai toujours été dotée d’une sensibilité inouïe et d’une imagination fertile.

La nature enchanteresse dans laquelle j’ai grandi a affiné mon âme et nourri mon esprit. Jeune déjà, j’ai composé quelques vers, notamment en arabe, mais ce n’est qu’après mon émigration que j’ai commencé à écrire sérieusement.

Et cela, depuis une année et quelques mois. L’écriture s’est imposée à moi comme une nécessité, comme un besoin vital pour assouplir la dureté de l’éloignement. Elle m’aide aussi à égayer ma solitude et exprimer ma nostalgie.

Vous avez signé votre venue dans l’édition livresque par un recueil intitulé Un esprit loup me hante, peut-on savoir quel était votre sentiment à la sortie de cette publication ?

Oui, mon premier recueil a été publié en juin 2017, en France. Donc, le loup a enfin hurlé, il en a marre des grottes de l’âme (rire). J’étais très contente à la sortie de cette publication, car j’ai pu réaliser un rêve qui m’a si longtemps caressée.

En plus, la réaction de ma famille et celle de tous les habitants de Chabet El Ameur m’a énormément touchée, ils étaient très fiers de moi. Et après la publication de ce recueil, j’ai commencé à entrevoir l’acte d’écrire d’une façon mûre pour honorer la confiance de mes lecteurs et être a la hauteur de leurs attentes.

Vous optez, dans votre poésie, pour des vers libres qui n’obéissent pas à une structure régulière, peut-on connaître les raisons de ce choix ?

La poésie pour moi est un cri venant des profondeurs de l’âme que je dois libérer et non étouffer. Ainsi, c’est le fait de transcrire librement mes sentiments. Cela dit, je ne veux pas être accablée par les chaînes de versification et je ne veux pas aussi me sentir forcée de chercher les rimes et de compter les vers.

Avez-vous d’autres projets en chantier ?

Oui, je viens de terminer un autre recueil intitulé Funérailles des tourments qui sera publié très prochainement. Il est présenté par le poète Yona Ben. Je suis en train d’écrire aussi un recueil de nouvelles que j’espère achever bientôt.

Par quoi voulez-vous conclure cet entretien ?

Je tiens aussi à remercier Hafit Zaouche et l’équipe du Café littéraire d’Aokas qui font un énorme travail pour enrichir la culture et faire connaître les nouveaux talents auprès des lecteurs. Un grand amour à ma famille Bensitouah et tous les habitants de Chabet El Ameur.



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