Le documentaire Sur les traces des camps de regroupement, du réalisateur Saïd Oulmi, a été projeté en avant-première, lundi soir, à la salle Ibn Khaldoun, en présence des ministres de la Culture, Azzedine Mihoubi, et des Moudjahidine, ainsi que des chercheurs et des médias.
Le documentaire retrace le drame des trois millions d’Algériens ayant subi «un crime contre l’humanité» dans les camps de regroupement instaurés par les forces coloniales à partir de 1955 dans les Aurès, à Khenchla et Batna, avant de les généraliser dans les autres régions du pays. Le film, qui illustre les affres faites au peuple algérien est soutenu par des témoignages vivants de plusieurs personnalités, à l’image de l’historien français Michel Cornaton, qui a révélé que, jusqu’en 1962, le nombre de ces camps avait atteint plus de 2300, dans lesquels, les autorités françaises ont regroupé trois millions d’Algériens, soit 40% de la population à l’époque.

Le documentaire contient également un témoignage important de l’ancien chef de gouvernement, Redha Malek, où il mettait l’accent sur «la volonté d’exterminer le peuple algérien et de l’isoler de la Révolution et de l’Armée de libération nationale à travers ces camps de regroupement». M. Oulmi a exprimé son vœu de «voir projeter son œuvre produite par le ministère de la Culture, dans les écoles et les universités, estimant que c’est une recherche académique élaborée conformément aux normes scientifiques».

A ce propos, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, s’est félicité dans son intervention du «professionnalisme» de ce film documentaire qui constitue «une valeur ajoutée à la bibliothèque algérienne», évoquant «la possibilité de signer une convention avec le ministère de l’Education nationale pour sa projection dans les établissements d’éducation» et «sa participation dans les grands festivals de cinéma». M. Mihoubi a mis en avant la nécessité de créer «une école historique algérienne loin de l’imitation».



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