Durant tout le mois en cours, Rafik Nahoui, jeune vétérinaire, et Abdelhamid Dombri dit Midou, étudiant en 6e année de médecine, exposent leurs œuvres artistiques à la galerie du Jardin Landon de Biskra pour le plus grand plaisir des esthètes et hommes de culture de la région des Ziban.
Le vernissage de cette exposition s’est déroulé, samedi dernier, en présence de nombreuses personnalités et jeunes de Biskra, dont le président de l’APC et la directrice de l’École des beaux-arts de la Reine des Ziban, a-t-on constaté. Ayant une conception moderne et inédite de l’art, ce duo d’artistes propose au public de rentrer dans leur monde à travers des œuvres parfois déconcertantes, sombres, introspectives et originales élaborées avec des photographies, des dessins, des peintures, des pièces collées, des sculptures et des miniatures formant un tout et prétextes à réfléchir et approfondir les questions existentielles auxquelles tout individu, et notamment les artistes, sont confrontés pendant le processus de création et sur l’impact de celle-ci sur la société.

«Ces œuvres pensées, réalisées et présentées à deux sont le fruit d’une collaboration synergique. Le thème est l’évolution de l’artiste et son rapport avec son œuvre créée avec tous les médiums possibles. Nous posons des questions sans présumer des réponses. Notre ambition est d’ouvrir des débats et partager notre vision du monde avec tous les visiteurs. L’art a plusieurs facettes, matériaux et aspects que nous voulons vulgariser et faire sortir de ses lieux traditionnels pour les mettre à la portée de tous. Nous sommes une génération d’Algériens qui se cherche, se pose des questions et qui subit les perversions de la pensée récupérée et encouragée par certains cercles», a confié Midou, montrant un formidable entrain.

Au milieu de la salle d’expositions, une poutre en béton entourée à sa base d’une motte de terre et d’où semblent péniblement sortir des branches d’arbre a attiré la curiosité des présents, lesquels ont longuement débattu du sens et de la finalité expressive de cette œuvre comme au sujet des tableaux composites, des peintures et des photographies ornant les murs. Ainsi, ces artistes ont atteint leur but qui est de faire réagir l’observateur lambda et de l’inciter à s’interroger sur le rôle de l’art et le statut de l’artiste dans sa propre communauté. Appelée «Chiasma», en référence aux connexions et croisements nerveux, cette manifestation a été ouverte avec la participation de Djamel Bellebcir, un jeune artiste chanteur et guitariste montant, qui a interprété, à l’occasion, une belle mélopée de son répertoire, note-t-on.  



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