Le Festival européen revient cette année sous le thème «les couleurs de l’Europe». Il se déroulera à partir du 26 avril jusqu’au 13 mai à Alger, Oran, Annaba et Constantine. Le Festival est ouvert au grand public en accès libre. Plusieurs groupes seront en tournée. Djamel Laroussi y sera aussi.
Du spectacle, du chant, de la musique, du cinéma, des ateliers, mais aussi de la magie, et des expositions seront au programme et se dérouleront dans les instituts français en Algérie, les salles El Mouggar et Ibn Zeydoun, les théâtres régionaux des villes concernées et à l’auditorium de la Radio nationale.

La soirée d’ouverture est prévue pour le 26 avril à la salle Ibn Zeydoun, à partir de 17h, avec un concert de musique classique animé par le duo [:klak:] venu d’Autriche. Cette 19e édition sera marquée par la participation du groupe français Tryo, célèbre par ses titres acoustiques à forte influence de la musique reggae et le jazz. Il sera en tournée dans les instituts français d’Algérie (Annaba, Oran, Constantine) et à la salle Ibn Zeydoun.

D’autres pays feront découvrir au public algérien la musique de l’Europe. L’Italie sera représentée par l’ensemble Prima Prattica, qui donnera un concert de chant polyphonique à l’auditorium de la Radio algérienne, et le groupe Flowers of Fragility par Di Bonaventura/Nardi/Laviano, trio qui donnera un concert à la salle Ibn Zeydoun.

Cette édition sera marquée notamment par la présence de groupes dont les compositions sont inspirées par le jazz, le folk et la musique classique. Prendront ainsi part le groupe Maria Emília-Musique Fado (Portugal), le groupe Gallowstreet (Pays-Bas), le groupe Radu Nechifor & Friends (Roumanie) et le Quartet de violon Apertus (Pologne), le groupe Sárik Péter & Berki Tamás (Hongrie), le groupe Mydy Rabycad (R. tchèque).

Du spectacle et de la danse sur scène aussi. Le groupe de danse flamenco Tatiana Garrido (Espagne) sera en spectacle à Alger et Annaba. Le Royaume-Unis, quant à lui, ravira le public avec un spectacle de  Dance Show avec le groupe Chameleon Company au Théâtre régional d’Oran.

Cinéma

Le programme cinématographique s’ouvrira par un master classe cinéma, un atelier de création de courts métrages en 48h animé par le cinéaste Ilies Terki, au Petit théâtre de l’OREF. Cet atelier sera suivi d’une projection de courts métrages à la salle El Mouggar, avec la participation de quatre pays (la Finlande, la Roumanie, la Hongrie et la Suède).

Au total 17 projections sont prévues dont Sing, réalisé par Kristóf Deák et Anna Udvardy (Hongrie), et Oscar du meilleur court métrage de fiction (2017). Il y aura aussi Northern great mountain, réalisé par Amnada Kernell (Suède) et lauréat du Best Swedish Short, Audience Award, Göteborg et International Film Festival (2015), ainsi que A good day for a swim, réalisé par Bogdan Mustata (Roumanie), lauréat du Golden Bear, Berlin, International Film Festival (2008).

Il est également prévu dans la même salle, du jeudi 3 au samedi 5 mai, une série de projections de longs métrages comme Une famille syrienne, réalisé par Philippe Van Leeuw (Belgique),  Siv sleeps astry, réalisé par Catti Edfeldt (Suède) et Noces de Stephan Streker (Belgique). Il y aura le retour du ciné-concert Küspert & Kollegen, réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau (Allemagne).

La Bulgarie participe, par ailleurs, avec une expo photos qui s’étalera sur plusieurs jours, et une exposition intitulée «Fragrances et villes de Bulgarie», dans le hall de la salle d’Ibn Zeydoun, ainsi qu’un spectacle de magie animé par Bobi show dans la même salle. Le concert de la délégation de l’Union européenne sera organisé le 8 mai à la salle Ibn Zeydoun avec un ensemble conduit par Djamel Laroussi, qui réunit quatre autres musiciens, deux algériens et deux européens.

Un bilan positif

Pour la 19e édition, le représentant de la délégation européenne en Algérie a déclaré, que le Festival aujourd’hui est positif, selon la délégation de l’Union européenne. «Le Festival jouit d’une grande popularité et il est devenu un événement incontournable du paysage culturel algérois (et, aussi, algérien)», explique-t-on auprès de la délégation.

«A côté des relations politiques et économiques, il permet de mettre en exergue des aspects plus ludiques et décomplexés des relations algéro-européennes, de laa diversité qui fait notre richesse commune et des liens culturels qui nous unissent», poursuit notre sources. Bien qu’il s’agisse de brassage et d’échanges culturels, la participation algérienne reste très limitée par rapport à l’ensemble du programme.

Sur ce point, le représentant de la DUE a indiqué que «les échanges et le brassage ne doivent pas être compris uniquement en termes de participation d’artistes algériens dans des représentations européennes (même à quelques reprises», citant l’an dernier comme exemple, où «la contribution de l’UE était constituée presque exclusivement d’artistes algériens». «Les échanges passent principalement par le contact entre les artistes et le public.

Et à ce niveau-là, le Festival est un franc succès», a-t-il ajouté. Le Festival européen est organisé chaque année en Algérie par la délégation de l’UE depuis 2000.

Et à chaque fois, le public algérien assiste à un programme très riche dans sa diversité. Outre l’objectif de divertir le public, l’UE estime que le Festival n’atteindra la dimension d’inter culturalité que «s’il arrive à initier le public algérien à des traditions et des sensibilités différentes». «Bien sûr, si, de surcroît, il produit une fusion culturelle, tant mieux.

Mais je ne crois pas qu’il soit possible ou souhaitable de décréter un tel résultat, qui doit être spontané pour avoir de la valeur», a-t-il ajouté.



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