Des élèves de l’école primaire, accompagnés par leurs instituteurs, étaient venus assister hier à un concert de musique classique exécuté par l’orchestre philharmonique auréssien, et ce, dans le cadre des quatrièmes journées nationales de la musique classique, qui se tiennent du 9 avril au 14 avril .
Les mômes, faut-il le dire, étaient non seulement attentifs, mais aussi enchantés face à des musiciens au nombre de 25, entassés sur la scène du Théâtre régional de Batna, qui pouvait à peine les contenir. Ils ont montré un intérêt particulier à la berceuse chaouie Gug a memmi gug, exécutée de manière magistrale et qui instruit sur la portée universelle du chant chaoui.

Les organisateurs, relevant de l’Institut régional de formation musicale de Batna (IRFM), ont intitulé cette initiative inédite «Séance pédagogique». Lundi, à l’ouverture des journées, la salle du théâtre était pleine à craquer d’un public jeune dans sa majorité, mais qui ne donnait pas l’impression d’apprécier le menu.

Et pourtant, tout le long du concert, la salle était figée et les spectateurs envoûtés par un adagio en sol mineur de Tomaso Albioni, dirigé par le maestro Halim Bouazza. Sous la même direction, l’incontournable Amara Hamoudi, enseignant à l’IRFM et chercheur spécialisé dans le patrimoine auréssien a interprété Elbahia, chanson traditionnelle chaouie, sous les applaudissements des présents.

Djalil, alias Stica, a, lui, interprété Bellah ya hamami, en hommage à Rachid Saouli. Le maestro Oualid Merabet a ensuite succédé à Halim Bouazza pour l’exécution d’un répertoire de musique universelle, que le public, très attentif, a également apprécié, notamment épica pirates of Caribeans (épique des pirates des Caraïbes).

L’occasion a permis aux musiciens et à quelques uns du public d’évoquer avec beaucoup de regrets le projet d’une salle Zénith, programmée durant le mandat du wali El Hocine Maâzouz, et dont les turbulences économiques les en en privés ! Le passage de l’orchestre philharmonique, qui n’apparaît à Batna qu’en de très rares occasions, a fait ressentir la nécessité d’une grande salle de spectacles, dont Batna, qui foisonne d’artistes et de mélomanes, a tant besoin.

Par ailleurs, il faut signaler que pour cette édition, les organisateurs ont fait l’éffort d’innover, et en sus de la séance pédagogique destinée aux élèves des écoles primaires, une séance sera organisée jeudi prochain au centre anticancer, elle sera destinée aux malades, et une autre, à la maison de vieillesse.

Pour rappel, ces journées de musique classique s’étaient éclipsées durant les deux dernières années, laissant spectateurs et musiciens sur leur faim. 



Lire l’article depuis sa source: elwatan.com

Commentaires

commentaires