Ainsi, pour ce qui est de la gouvernance et de l’action de l’Etat dans l’amélioration du climat des affaires, le score obtenu est de 5,5/20, le plus bas sur les cinq axes pris en considération.
Dans l’enquête clôturée le 22 avril dernier, la gouvernance de l’Etat est perçue comme faible. Les décisions discrétionnaires qui ont trait à la gestion économique du pays sont prises sans concertation et par voie de décret», conclut l’enquête, tout en précisant «ce qui alimente ce ressentiment de la communauté algérienne des affaires.»

L’avant-dernier score revient au volet fiscal et parafiscal, avec 6,8/20. «Les chefs d’entreprise considèrent que la pression fiscale et parafiscale est importante», soutient le document pour expliquer ce résultat, sans toutefois donner de détails. Les difficultés d’accès au financement sont par ailleurs l’autre motif d’insatisfaction des hommes d’affaires. Sur cette question régulièrement soulevée, l’OCA a mis en exergue l’insuffisance de l’offre de financement sur la scène bancaire et financière.

«Cette offre reste en dessous des attentes avec un score de 7,5/20», résume l’enquête pour laquelle le score dévoile les entraves d’accès au financement. Un résultat qui traduit aussi, selon la même source, la persistance des freins à la croissance et au développement des entreprises.

«L’absence de compétitivité dans le secteur financier, avec une dominance des banques publiques et le retard de modernisation du secteur bancaire, expliquent en partie cela», est-il encore relevé dans l’enquête, dont les rédacteurs n’ont pas manqué de rappeler que le financement par le biais de la Bourse se fait encore attendre, étant encore à l’état embryonnaire.

Concernant la disponibilité des ressources humaines, c’est également l’insatisfaction, avec une note de 7/20. «Les compétences et talents recherchés sont très en dessous de leurs attentes en qualité et en nombre», rappelle l’OCA. Et de souligner dans le même sillage : «Cette appréciation de la part des chefs d’entreprise pose des questions sur la capacité des institutions de formation à fournir les ressources humaines qualifiées en qualité et en nombre.»

Une manière pour l’Observatoire, dont l’initiative est soutenue par une trentaine d’organisations patronales, de rappeler l’épineux problème d’inadaptation de la formation aux besoins du monde du travail et de l’entreprise. Un dossier pourtant régulièrement débattu, sans pourtant aller vers des solutions.

En effet, d’un côté, les opérateurs économiques peinent à trouver les compétences recherchées, et, de l’autre côté, les diplômés, essentiellement universitaires, continuent à faire grossir les rangs des chômeurs. Enfin, c’est à l’indicateur compétitivité des entreprises que l’OCA accorde la note la plus élevée, et là encore elle est à moins d’un point et demi de la moyenne.

C’est-à-dire 8,5/20. L’Observatoire parle dans ce cas d’une compétitivité relative, se référant aux réponses des chefs d’entreprise interrogés (145). «Cela pourrait aussi être induit par des efforts d’amélioration de la qualité des produits et services nationaux confrontés à une forte compétition des produits importés depuis plus d’une décennie»,
indique encore l’enquête.

Ce sont donc autant d’éléments qui résument l’appréciation ressentie par les entrepreneurs et les promoteurs quant à la qualité de l’environnement des affaires en Algérie dans une période où le cap est mis sur la diversification de l’économie et la création de richesses en dehors des hydrocarbures.

Certes, l’échantillon n’est pas très important avec 145 réponses sur 250 chefs d’entreprise sollicités dans le cadre de cette enquête, mais les résultats sont révélateurs du marasme baignant dans le monde économique.

 



Lire l’article depuis sa source: elwatan.com

Commentaires

commentaires