Cette marche intervient avant tout comme un signe de solidarité avec les médecins résidents au niveau d’Alger

Cette marche en signe de solidarité avec les médecins résidents d’Alger vient confirmer la ferme détermination des manifestants pour faire aboutir leurs revendications.

Une imposante marche des médecins résidents a été observée hier à Constantine. Des dizaines d’entre eux se sont rassemblés au Centre hospitalo-universitaire Ben Badis avant d’entamer une marche vers le centre-ville. Cette marche qui intervient avant tout comme un signe de solidarité avec les médecins résidents au niveau d’Alger vient confirmer la ferme détermination des manifestants pour faire aboutir leurs revendications. Sachant qu’aucun incident majeur n’a été signalé jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, les contestataires réclament principalement la réforme du service civil. Une disposition de loi portant sur la santé datant de 1984 qui a été reconduite dans le nouveau projet de loi, laquelle prévoit «qu’un médecin ayant fini ses études de spécialisation doit effectuer un service civil dans un établissement de santé auquel il sera affecté par le ministère. La durée du service civil varie en fonction de la zone géographique à laquelle est affecté le médecin. Elle est de quatre années dans les grandes villes du Nord du pays et de deux à quatre années dans les régions reculées des Hauts Plateaux et du Sud». La réforme souhaitée par les contestataires qui ne prétendent pas l’annulation de cette loi, mais sa révision pour disposer d’un logement qui doit être garanti et l’instauration d’un droit au regroupement familial dans ce cas. Les manifestants avaient assuré avant d’entamer leur marche un service minimum. A noter que des pharmaciens, mais également des dentistes et maîtres-assistants ont accompagné les manifestants dans cette marche soutenue par des internes et des citoyens. Les manifestants ne sont pas à leur premier mouvement puisque les semaines passées plusieurs dizaines se sont regroupées devant la direction du Chuc dans le but de satisfaire cinq points, lesquels ont été adressés au ministère de la Santé. La réforme du service civil dans sa forme actuelle et l’application de l’article 32 du chapitre IV de la Constitution pour le bénéfice de la dispense du service militaire. Pour un résident qui déclare à L’Expression: «C’est incohérent de faire deux services civil et militaire en même temps.» Autres revendications concernent la formation, les conditions de travail, la révision du statut général du résident et enfin l’obtention de «leur droit bafoué», s’agissant des oeuvres sociales. Lors de cette marche, les manifestants ont décrit des conditions de travail lamentables, manque de sécurité, absence de formation, manque de moyens citant le dysfonctionnement de plusieurs appareils dont l’IRM souvent en panne.



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