Une solution à la crise libyenne

Les trois ministres ont tenu à souligner leur préoccupation quant au contexte actuel qui mine les efforts de résolution de la crise et, de ce fait, ils ont plaidé pour davantage d’accélération dans la mise en application du plan onusien, seul moyen de transcender les défis actuels.

Après avoir examiné les derniers évènements intervenus en Libye, à la faveur de la réunion ministérielle tripartite, hier, à Alger, l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte, pays voisins, ont tenu à exprimé leur soutien à la feuille de route de l’ONU pour la résolution de la crise, affirmant ainsi leur détermination à accompagner l’Envoyé spécial de l’ONU, Ghassan Salamé, dans sa démarche approuvée en décembre dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pour parvenir à cet objectif, les trois pays ont convenu de la nécessité d’assurer les conditions propices à une accélération de la stratégie, conformément à la vision du représentant onusien, qui compte dévoiler prochainement un certain nombre de propositions pour un référendum ou des élections nationales.
Dans le communiqué final sanctionnant la réunion ministérielle tripartite (Algérie, Tunisie et Egypte), présidée par le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, et à laquelle ont pris part ses homologues égyptien, Sameh Chokri, et tunisien, Khémais Jhinaoui, il a donc été question de «l’importance de la mise en oeuvre du plan d’action onusien». Comme ont été également saluées «les avancées réalisées» dans cette perspective, les trois pays invitant l’ensemble des parties libyennes et particulièrement les plus influentes à «davantage de concessions pour mettre l’intérêt national au-dessus de toutes autres considérations et à réaliser le consensus national pour dépasser l’étape de transition».
Les trois ministres ont tenu à souligner leur préoccupation quant au contexte actuel qui mine les efforts de résolution de la crise et, de ce fait, ils ont plaidé pour davantage d’accélération dans la mise en application du plan onusien, seul moyen de transcender les défis actuels et de promouvoir le processus de réconciliation tant attendu par le peuple libyen. Raison pour laquelle ils ont exhorté l’ensemble des parties libyennes à assumer pleinement leur responsabilité et à poursuivre, de bonne foi, leur adhésion à la concrétisation de ce processus à travers «la réalisation d’un consensus élargi, conduisant à une réconciliation nationale globale».
A ce titre, les ministres ont aussi mis l’accent sur «l’importance de la contribution à l’accélération de ce processus et du contenu du plan d’action en faveur de la Libye», non sans alerter sur les conséquences d’un retard dans la dynamique de la paix. Ce faisant, ils ont mis en garde contre les risques patents d’escalade, de violence aggravée, de terrorisme et d’autres dérives de nature à miner le travail de la médiation. C’est pourquoi, ont-ils insisté, la contribution directe et engagée des Libyens à toutes les étapes du processus onusien ainsi qu’aux efforts régionaux et internationaux de mise en oeuvre du processus de règlement de la crise est fondamentale, car «la solution politique doit être inter-libyenne et issue de la volonté et du consensus de toute la composante du peuple libyen».
Ainsi ont-ils fait l’inventaire de l’ensemble des efforts complémentaires consentis par le groupe des pays voisins pour accompagner les Libyens dans le déblocage de la situation politique, tout en préservant l’unité, la souveraineté et l’intégrité de leur pays.
A ce sujet, ils ont relevé, de façon unanime, «le rôle central de l’ONU dans la mise en oeuvre des clauses de l’accord politique libyen, signé le 17 décembre 2015, en vue de mettre fin à la crise libyenne et d’édifier des institutions nationales fortes, notamment une armée unifiée et des services de sécurité dont la mission est le maintien de l’ordre public, la lutte contre le terrorisme outre des institutions économiques unifiées et efficaces». Ces constats et recommandations rejoignent et confortent les appels pressants de Ghassan Salamé aux dirigeants libyens, en général, pour qu’ils contribuent à l’avancée du processus de règlement de la crise, et plus particulièrement au succès des élections qui doivent avoir lieu «au plus tôt». C’est ce que le médiateur onusien a déclaré, lundi, au Conseil de sécurité de l’ONU. «Il est essentiel que le processus politique avance», a-t-il martelé. «Alors que les élections devraient se tenir au plus tôt, les conditions adéquates sont nécessaires, avec un nouveau cycle d’inscriptions électorales, un engagement à l’avance à respecter les résultats, et des arrangements financiers et en matière de sécurité»,dit le représentant du secrétaire général de l’ONU avant de promettre pour bientôt des propositions pour un référendum ou des élections nationales, à la faveur d’une nouvelle réunion au Conseil de sécurité.»Le statu quo n’est pas acceptable et il appartient désormais aux acteurs politiques libyens de respecter la volonté populaire qui est favorable aux élections», a averti Ghassan Salamé qui s’en tient toujours à l’échéance de 2018.



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