La direction du parti a décidé de reporter la réunion de la commission de discipline qui devait statuer sur le cas du sénateur Benzaïm.
Le bureau politique du FLN a décidé, dimanche, de repousser la réunion de la commission de discipline prévue le 13 mars (aujourd’hui) au siège du parti à Alger, au cours de laquelle le sénateur d’Alger et membre du comité central, Abdelouahab Benzaïm, devait s’expliquer sur ses écrits postés sur sa page Facebook.

Dans un communiqué publié sur son site, le bureau politique justifiait ce report par l’absence de Amar Ouazzani, président de la commission, en déplacement pour des soins. «Le bureau politique a pris connaissance du travail de la commission de discipline du parti qu’elle effectue en toute souveraineté et liberté en écoutant les membres du comité central qui ont été traduits devant elle.

Et dans ce sens et vu l’absence de Monsieur le président de la commission de discipline, ses travaux ont été reportés jusqu’à son retour des soins», détaille le communiqué qui ne précise pas quand est programmée la prochaine réunion de la commission. «J’ai pris connaissance du communiqué du BP», affirme Abdelouahab Benzaïm à El Watan. «Je me plie aux décisions du bureau politique et en bon soldat du parti, je me présenterai devant les membres de la commission quand on me le demandera.»

Cette version officielle ne trompe personne au parti et surtout pas les nombreux opposants à Djamel Ould Abbès qui y voient une tentative désespérée de la part du SG de vouloir calmer le jeu et chercher une porte de sortie, alors que son départ et son remplacement par Tayeb Louh est de plus en plus évoqué. «Personne n’est dupe au parti, explique un ancien membre du bureau politique. Justifier ce report par l’absence de M. Ouazzani est un argument qui ne tient pas la route, surtout de la part d’un SG qui a foulé aux pieds les statuts du parti ces derniers jours.»

En ligne de mire de ses dépassements, sa décision de faire passer le nombre des membres de la commission de discipline de 13 à 20, sans l’aval du CC, en contradiction avec l’article 37 des statuts du parti. Ce rebondissement intervient alors que Ould Abbès s’est lancé dans une campagne de «nettoyage du parti» contre ceux qui transgressent ses directives. «Tous ceux qui transgressent le statut et le règlement intérieur du parti passeront devant la commission de discipline.

Nous avons déjà convoqué sept cadres, le huitième sera entendu demain. On ne pardonnera à personne», avait prévenu le chef du parti. Un tour de vis qui oblige dorénavant les cadres à demander «une autorisation préalable» pour exprimer leurs points de vue. Une décision prise à la suite de la position du sénateur Benzaïm exprimée sur sa page Facebook, dans laquelle il s’en prenait à Nouria Benghabrit, ministre de l’Education nationale, coupable, à ses yeux, d’avoir échoué dans la gestion du bras de fer qui l’a opposée au syndicat autonome Cnapeste, et pour lequel il demandait la tête de la ministre et son remplacement.

Pour sa défense, le membre du CC a affirmé avoir agi pour défendre les intérêts des enseignants. «Des milliers d’enseignants allaient être radiés», a-t-il averti. Dans cette même correspondance, il accusait le patron du FLN, Djamel Ould Abbès, de donner une image rétrograde du parti. Le FLN envoie, d’après lui, l’image d’une formation politique hostile aux valeurs démocratiques.
 



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