Douze associations culturelles du pays participent à cette première édition des Journées du théâtre pour enfants (25-30 avril).
Un festival qui sera institué annuellement à Maghnia, si l’on se fie au chef de l’exécutif de Tlemcen, qui a promis d’«apporter son soutien moral et matériel à cette rencontre, au vu de la tradition du 4e art dans cette ville frontalière».

Organisée par le ministère de la Culture et l’association Luminosité culturelle et touristique de la ville de Maghnia, cette rencontre a, dès le départ, suscité la colère des troupes de cette ville s’estimant avoir été exclues, à l’image d’Ibn Chaâb, connu pour sa participation à plusieurs festivals nationaux et régionaux. «Quel mérite ou honneur peut-on tirer de ces journées, lorsque l’on sait que les jeunes de Maghnia n’ont pas été associés à cet événement, si on peut l’appeler ainsi.

En fait, c’est une rencontre culturelle qui se déroule chez nous, mais sans nous !» témoignent, dépités, de jeunes présidents d’association culturelle. «Tout a été importé d’ailleurs, même le gardien de la salle», renchérissent, avec un humour noir, nos interlocuteurs.

Le public fait défaut

Au quatrième jour de ces journées, le public fait défaut. Cela est-il dû à l’éloignement de la salle des spectacles, en l’occurrence le centre culturel, situé à la sortie de la ville, ou au peu d’intérêt qu’accorde la population à ce type de théâtre ? Toujours est-il que Les Journées théâtrales des wilayas du Sud, qu’avait organisées Maghnia par le passé, avaient drainé le grand public au même endroit.

Annoncée en grande pompe par les organisateurs, cette rencontre aurait pu être fructueuse et  bénéfique aux artistes, si des ateliers de formation et des conférences, animées par des dramaturges et universitaires, étaient programmés, comme cela se fait habituellement dans ce genre d’activités. Invité, le metteur en scène Abdelouahab Elaïdi, résidant à Grenoble (France) depuis plus de 30 ans et enfant de la ville, se veut optimiste : «Maghnia a été toujours une ville de théâtre et de musique. Il faudrait préserver cet héritage et consolider davantage cet art en accordant la primauté à la formation. Ma présence ici va dans ce sens…»

Que retiendra-t-on de ces Journées de théâtre pour enfants, si ce n’est de la frustration et de la colère des jeunes artistes (comédiens et metteurs en scène de la ville) qui n’auraient aimé que monter sur les tréteaux pour exprimer leur talent et faire plaisir… à leurs enfants !
 



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