Le nouveau MJS prend ses fonctions

Le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, qui a pris ses fonctions en remplacement de El Hadi Ould Ali, aura beaucoup de travail dans ce secteur, dans l’optique de le voir retrouver son lustre d’antan.

Des priorités à régler par le nouveau premier responsable du secteur des sports, d’abord, en boostant les travaux de préparation des échéances régionales, continentales et internationales en redonnant confiance aux spécialistes pour travailler dans la sérénité et surtout la grande «confiance».
Du 19 au 28 juillet prochain, l’Algérie accueillera les Jeux africains de la Jeunesse (JAJ-2018), avant les Jeux méditerranéens de 2021, à Oran. Là, le ministre sortant a brillé par un grand retard dans la mise en place des différentes commissions d’organisation de ces deux échéances, ce qui a poussé le Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM) à saisir officiellement les autorités algériennes pour demander des explications.
La situation du sport algérien est, le moins que l’on puisse dire, lamentable avec même des scandales à la pelle, tels ces conflits avec l’ancien président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, l’actuel président du Comité olympique algérien, Mustapha Berraf, les mauvaises décisions contre l’ex-président de la Fédération algérienne de cyclisme, Rachid Fezouine ou encore celle de karaté. A tout cela, il faudra ajouter l’affaire de quelques présidents de fédérations, qui ont suivi les orientations de l’ex-ministre contre le président du COA, qui se trouvent donc devant une situation bien délicate.
Sur le plan des résultats, l’objectif sera de remettre le sport algérien au-devant de la scène, après, entre autres, une participation «ratée» lors de la dernière édition des Jeux olympiques. L’athlétisme, le judo, la boxe, le handball, sans oublier, bien évidemment, le football, sont des disciplines qui ont touché le fond. Le handisport n’est pas du reste, avec cette montée au créneau des athlètes contre la gestion du président de leur fédération.
Sans vouloir «tirer sur l’ambulance», pour reprendre un jargon des plus familiers, mais force est de constater que l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, visiblement mal conseillé, a ouvert beaucoup de fronts au point où même la crédibilité de l’Algérie été engagée dans certaines disciplines.
La régression des différentes disciplines sur le plan continental et international ainsi que les différents conflits constatés nécessitent une «nouvelle vision» pour ne pas dire révision, d’autan que des échéances importantes attendent les représentants algériens dans un futur proche.
Mohamed Hattab, au moment de sa prise de fonction, jeudi, avait affirmé que «le secteur de la jeunesse et des sports constitue une priorité pour notre pays, à travers le lancement de plusieurs projets envers la jeunesse algérienne», avant d’annoncer qu’il prône «une politique de management dans la gestion du secteur». «Nous allons travailler main dans la main pour donner une nouvelle dynamique à ce secteur très sensible», avait-il dit.
«La main dans la main», c’est cette solidarité qui a manqué justement avec le ministre sortant. Ecouter, donc, tout un chacun en revoyant, entre-temps, tous les dossiers traités jusqu’à présent par l’ancien ministre pour, enfin, voir plus clair et ainsi tracer «un véritable programme et une véritable politique sportive» pour que le mouvement sportif algérien retrouve ses lettres de noblesses et pourquoi pas dépasser tous les résultats «historiques» réussis auparavant. Et c’est tout le mal que l’on souhaite.



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