Intervenant hier lors du symposium sur la place financière algérienne organisé à la Safex, la directrice de Satim, Mme Benkritly, a indiqué que «les banques se préparent activement à la propagation attendue des paiements électroniques».
L’année 2018 devrait être celle du déploiement massif du réseau de terminaux de paiement électronique (TPE). Selon Nawel Benkritly, directrice générale de la Société d’automatisation des transactions interbancaires et de monétique (Satim), le nombre de TPE installés à travers le territoire national devrait atteindre les 25 000 unités, alors que ce nombre actuellement ne dépasse pas les 15 000.

Intervenant hier lors du symposium sur la place financière algérienne organisé à la Safex, Mme Benkritly a indiqué que «les banques se préparent activement à la propagation attendue des paiements électroniques», d’autant que la disposition de la loi de finances 2018, qui stipule que tout agent économique, qui offre des biens ou services à des consommateurs, doit mettre à leur disposition des TPE pour leur permettre de régler le montant de leurs achats par carte de paiement électronique, est déjà entrée en vigueur.

La même responsable s’attend, à cet effet, à ce que l’écosystème favorable au paiement électronique se mette en place progressivement, parallèlement à la levée des contraintes, notamment en matière de réglementation. «La plateforme technique interbancaire existe et la réglementation est aujourd’hui mise en place, il ne reste à cet effet que l’adhésion des concernés», a indiqué la directrice générale de la Satim.

Pour elle, l’implication et l’engagement des utilisateurs sont primordiaux pour la généralisation et la réussite du paiement électronique en Algérie. Cependant, il faudrait renforcer le travail de sensibilisation, notamment au sein des banques, pour convaincre les commerçants de l’utilité d’adhérer au paiement électronique, compte tenu des avantages multiples qu’il présente.

Il faut dire à ce propos qu’une certaine réticence à accepter les TPE est à remarquer chez des commerçants, du fait que cet outil technologique n’est pas encore bien compris par la plupart des citoyens, mais aussi à cause de la «traçabilité des transactions» qu’il rend possible. Il n’en demeure pas moins qu’une année depuis le lancement des programmes, les banques ont distribué, selon les chiffres de la Satim, près de 12 000 terminaux pour atteindre prochainement près de 900 000 points de vente.

Pour sa part, l’ex-ministre Abderrahmane Benkhalfa a indiqué que, pour l’avenir, les enjeux immédiats s’appellent aussi la digitalisation des activités bancaires et financières, l’architecture du système monétique algérien et les évolutions futures en matière de e-paiement, de e-commerce, ou de m-paiement.

M. Benkhalfa s’attend dans les prochaines années à un «déclic» comparable dans ce domaine à ce qui s’est passé au cours de la dernière décennie pour le téléphone mobile. «Il faut qu’on ait rapidement 50 000 TPE installés, y compris dans les supérettes et que tout le monde ait sa carte bancaire comme tout le monde a son portable», a-t-il précisé.



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